Depuis une décennie, l’emploi dans l’industrie française ne cesse de décroître, au rythme de 1 % par an, et ce même si l’on y ajoute les services adjacents. Cette évolution n’est pas le fruit de la seule conjoncture, elle reflète une réelle perte de compétitivité. En complément du « choc d’offre » qui paraît aujourd’hui indispensable pour rétablir la compétitivité-coût de l’industrie française, le rapport « Industrie 2.0 » explore les leviers d’action dont disposent les industriels eux-mêmes, au niveau des entreprises et des filières, et qui seraient susceptibles d’inverser la tendance.
Cinq pistes sont ainsi suggérées : réaliser une « révolution copernicienne » dans les processus d’innovation produits, process et services ; exploiter pleinement le potentiel de l’industrie connectée ; atteindre un nouvel âge de « production agile » en optimisant les ressources rares ; créer de puissantes dynamiques de filières en renforçant la coopération entre les différents acteurs ; optimiser la localisation des différents maillons de la chaîne de valeur industrielle.
Dans le mouvement de mutation profonde vers une « Industrie 2.0 », les pouvoirs publics peuvent jouer un rôle de catalyseur, en redirigeant de manière ciblée les moyens publics sans nécessairement les augmenter.